Bundesliga, 24e journée : la preview
Si le Klassiker, samedi à 18:30 en direct et en français sur Sky Sport, dominera médiatiquement et sportivement le week-end, le duel entre le Werder, 17e, et Heidenheim, 18e, pèsera lui aussi très lourd. Hoffenheim et Stuttgart, tous deux à domicile contre des mal classés, chercheront quant à eux à se rapprocher de la tête du championnat.
Le match à suivre : La dernière chance de Dortmund
Dans quel état se présentera le Borussia devant son public à l'heure d'accueillir le Bayern, trois jours après un échec retentissant à Bergame en Ligue des champions (1-4) ? La réception du Rekordmeister – qui, contrairement aux hommes de Kovac, ont pu se préparer toute la semaine – est en tout cas la dernière chance, pour les Schwarzgelben, de maintenir un brin de suspense pour le titre. Ces derniers sont la seule équipe de Bundesliga à n'avoir jamais perdu chez elle en championnat cette saison, mais le Bayern, à l'inverse, est la seule à ne s'être jamais incliné à l'extérieur. Pour celui-ci, l'occasion est belle, en cas de victoire, de s'assurer le titre à dix journées de la fin et de pouvoir ainsi se concentrer sur les deux Coupes – il est qualifié en demi-finale de Coupe d'Allemagne et en 8e de finale de Ligue des champions. Dans la Ruhr, avantage aux visiteurs dans un passé récent : sur les six dernières rencontres au Signal Iduna Park, le Bayern est venu chercher deux nuls et quatre victoires. Il sera privé ce week-end d'Alphonso Davies mais pourra compter sur le reste de son effectif, même si Manuel Neuer sera vraisemblablement ménagé en prévision des échéances européennes futures.
L'équipe à suivre : Heidenheim pour garder espoir
Le 18e chez le 17e : le déplacement du FCH à Brême, qui le devance de 5 points, promet sa dose de dramaturgie. Dans le derby du sud-ouest, dimanche dernier, les joueurs de Frank Schmidt ont tenu en respect leur grand voisin du VfB (3-3). Le même jour, le Werder s'inclinait contre son propre voisin, le FCSP (1-2), et une nouvelle défaite contre un mal classé ferait mauvais genre pour Daniel Thioune, récemment nommé pour maintenir le Werder en Bundesliga. « Mon énergie est intacte », assure Thioune. Las, l'attaquant du SVW Samuel Mbangula s'est blessé à la cuisse à l'entraînement ce jeudi et manquera cette partie essentielle dans l'optique du maintien, de même que le latéral Felix Agu. « Nous sommes encore là », assène de son côté Frank Schmidt, bien décidé à capitaliser sur le point pris contre Stuttgart. « Il faudrait que nous gagnions ce match (contre le Werder) pour nous donner vraiment de l'élan. Nous savons ce qui nous attend en mars (Hoffenheim, Francfort et Leverkusen) et retrouver le goût de la victoire serait bienvenu. »
Le joueur à suivre : Christoph Baumgartner, l'homme-clef de Leipzig
Pour atteindre son objectif d'une qualification pour la prochaine Ligue des champions, le RB Leipzig compte sur des tauliers tel que Christoph Baumgartner. À Dortmund, il y a une semaine, ce dernier a inscrit un doublé et la défense du HSV, son prochain adversaire, sait à quoi s'attendre, d'autant que le milieu offensif des Roten Bullen avait déjà marqué deux fois à l'aller contre les Roten Hosen, donnant la victoire au RBL (2-1). Particulièrement constant, l'international autrichien est l'une des grandes satisfactions de la saison en Saxe, avec à son actif 10 buts et 7 passes décisives en 22 apparitions en championnat – un bilan record dans sa carrière en Allemagne, qui compte 44 buts et 27 passes décisives en 206 rencontres. À Hambourg, dimanche, deux autres tauliers de Leipzig manqueront en revanche à l'appel : Xaver Schlager, touché aux adducteurs contre Dortmund, et le portier hongrois Peter Gulacsi.
L'entraîneur à suivre : Eugen Polanski en sursis
Immanquablement, la fameuse expression du siège éjectable revient à propos des entraîneurs en manque de résultats. Avec sept matches consécutifs sans succès, un seul point pris en février (à domicile face au Bayer Leverkusen, le 7) et deux petites victoires à la maison cette saison, le Borussia Mönchengladbach piétine et Eugen Polanski, à sa tête, voit sa situation fragilisée au fil des semaines. « La seule statistique qui m'intéresse, samedi, c'est le résultat. C'est lui qui compte. S'il est là, c'est que nous aurons tout fait comme il faut », formule l'ancien international polonais à propos de la rencontre à venir face à l'Union Berlin. Pour mobiliser ses joueurs et « humer une atmosphère différente », Polanski a organisé ce jeudi la séance d'entraînement directement sur la pelouse du Borussia Park. « C'est une question de mental, probablement », note le coach. Les Berlinois sont des adversaires coriaces que les Fohlen n'aiment guère : en 13 confrontations, ces derniers ne se sont imposés que 3 fois.