Bundesliga, 25e journée : la preview
Si le Bayern a pris ses distances en tête et recevra ce vendredi soir, en direct sur Sky Sport, le Borussia Mönchengladbach dans un certain confort, la lutte pour les places européennes, de même que celle pour ne pas descendre va devenir, à dix journées de la fin, de plus en plus intense.
Le match à suivre : Fribourg-Leverkusen, un écueil pour le Bayer
Si le SCF (8e), qui compte dix points de retard sur son adversaire du week-end (6e), est provisoirement distancé des places européennes, il demeure un sacré client en Forêt Noire et le Bayer devra s'employer s'il veut suivre le rythme du top 5. Fribourg n'a en effet perdu qu'une fois chez lui cette saison et pointe à la 5e du classement à domicile – exactement au même niveau de la hiérarchie que le Bayer à l'extérieur. Leverkusen court ainsi trois lièvres à la fois puisqu'il disputera les 8es de finale de la Ligue des champions la semaine prochaine (contre Arsenal) et les demi-finales de Coupe d'Allemagne (contre le Bayern) fin avril – compétition dans laquelle les Breisgauer sont encore engagés eux aussi, eux qui poursuivent par ailleurs également leur parcours européen (en Ligue Europa). Difficiles vainqueurs d'Hambourg dans la Hanse ce mercredi (1-0), en match en retard, les hommes de Kasper Hjulmand devront aussi gérer la dimension physique d'une semaine à trois matches.
L'équipe à suivre : Dortmund doit retrouver ses esprits
Éliminé de la Coupe d'Allemagne et de la Ligue des champions, distancé en championnat par le Rekordmeister, le Borussia Dortmund ne peut plus espérer le moindre trophée cette saison. Les mauvaises nouvelles volant toujours en escadrille, son capitaine Emre Can souffre d'une rupture du ligament croisé du genou gauche et manquera à l'appel pendant des mois. « Nous voulons prolonger son contrat », a lâché l'un des dirigeants du club, Lars Ricken, dans la foulée du diagnostic, chez nos confrères du Westdeutsche Allgemeine Zeitung. Un geste fort de la maison jaune et noire, qui souligne par cette intention toute la reconnaissance dont elle sait faire preuve envers ses fidèles soldats. « Il a notre soutien », a confirmé l'entraîneur Niko Kovac en conférence de presse cette semaine. « Nous attendons son retour. » À l'exception de son milieu international, le BvB pourra aligner, à Cologne samedi, ce qui ressemble à un onze-type. Pas du luxe sachant qu'en face, le Effzeh a toujours un besoin urgent de points...
Le joueur à suivre : Angelo Stiller pour démentir le sélectionneur
À en croire les dernières déclarations de Julian Nagelsmann, Leon Goretzka, Aleksandar Pavlovic et Felix Nmecha sont les mieux placés pour occuper le poste de milieu défensif à l'occasion du Mondial 2026. « Ce n'est pas une convocation », a tempéré le coach de Stuttgart Sebastian Hoeness. « Elle interviendra dans deux semaines et demie. Et même là, il restera trois mois avant la compétition. » Quel sort réserve le sélectionneur à Angelo Stiller, qui réussit une belle saison dans le Bade-Wurtemberg ? « Pour moi, ça ne change rien : il faut performer, performer encore et rester en bonne santé », répond l'entraîneur du VfB. « Dès lors, tu as fait ta part du job. Et Angelo, pour nous, demeure un joueur extrêmement important. » Avec des échéances majeures à négocier pour se rappeler au bon souvenir de Nagelsmann : en championnat, le club souabe compte le même nombre de points que le 3e, Hoffenheim, et est encore engagé en Coupe d'Allemagne et en Ligue Europa.
L'entraîneur à suivre : Albert Riera pour confirmer le redressement
Autant l'Eintracht de Dino Toppmöller avait échoué à se stabiliser, autant son successeur espagnol Albert Riera est en train de soigner efficacement la schizophrénie de son équipe. Sans perdre son penchant pour l'offensive, le SGE a stoppé les voies d'eau de sa défense, catastrophique il y a encore quelques journées. « Nous ne devons plus avoir peur », a formulé l'ancien joueur de Liverpool. En position de chasseur, bien en adéquation avec l'aigle, son emblème, Francfort, 7e à 9 points du Bayer, s'est lancé dans une folle course à l'Europe. En repositionnant certains de ses joueurs, tel Mahmoud Dahoud en attaque ou Ritsu Doan en meneur de jeu, le technicien aux discours volcaniques a donné un coup de fouet salvateur à sa troupe. « Nous avons défait les noeuds », estime Farès Chaïbi. « On se fait vraiment plaisir », abonde Nathaniel Brown. « Nous croyons de nouveau en nous », résume Robin Koch. Les blessés eux-mêmes, tels Can Uzun ou Younes Ebnoutalib, brûlent de revenir sur la pelouse. Riera a visiblement redonné la flamme à ses protégés, qui n'ont plus qu'à confirmer dans la Hanse contre un Saint-Pauli qui vient tout de même de se payer le scalp d'Hoffenheim à l'extérieur...