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Analyse Football

Comment Urs Fischer a redressé Mayence

Lortho

L'arrivée du sorcier suisse, début décembre, a redonné des couleurs à un FSV qui pointait à l'époque à la dernière place de Bundesliga. Désormais 13e du championnat, Mayence peut aborder avec confiance son 8e de finale retour de Ligue Europa Conférence, ce jeudi soir à 18:45 à domicile contre le Sigma Olomouc, après son 0-0 de l'aller en République tchèque.

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À Olomouc (0-0), le 12 mars. © IMAGO / Branislav Racko

Six petits points en 13 journées. Lorsque Urs Fischer a été appelé au chevet du FSV Mainz 05, début décembre, le club de Rhénanie-Palatinat occupait la dernière place de la Bundesliga, avec pas moins de 5 points de retard sur la place de barragiste, et venait de sombrer à Fribourg (0-4). Les méthodes de Bo Henriksen ne portaient plus leurs fruits et les dirigeants ont décidé d'agir. Deux ans après son départ de Berlin, où il avait acquis le statut de légende en ayant fait monter l'Union en première division pour la première fois de son histoire, l'emmenant en Ligue Europa Conférence, puis en Ligue Europa, puis en Ligue des champions, le technicien suisse se voyait offrir là une nouvelle chance de laisser son empreinte dans l'élite allemande.

Et ça n'a pas traîné. Fischer une fois intronisé, le 7 décembre, il a fallu un mois et demi pour que Mayence connaisse sa première défaite, mi-janvier à Cologne (1-2). Autrement, le FSV a empilé les gros résultats, changeant singulièrement de dimension face à la concurrence. Nul retentissant face au Bayern (2-2), victoire à l'extérieur à Leipzig (2-1) et surtout un refus viscéral de la défaite, y compris en Coupe d'Europe, à l'exception donc de Cologne et d'un franc revers à Dortmund (0-4). Avec Fischer, Mayence est devenu coriace, résistant, stable et crédible. Sans jamais céder face aux équipes plus faibles – une garantie de maintien en fin de saison.

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À Leverkusen (1-1), le 28 février.

Prudence légendaire

L'entraîneur suisse, pourtant, ne s'est pas départi de sa légendaire prudence pour autant. « Nous avons réussi à recoller, rien de plus pour l'instant », soufflait-il mi-février. Pourtant, Mayence a bel et bien pris un tournant radical. En dépit des nombreux blessés (Zentner, Hanche-Olsen, Bell, Caci, Amiri, Hollerbach, Silas), Fischer lui a redonné vie. « Nous voulions trancher complètement avec la méthode Henriksen », a avoué le directeur sportif Niko Bungert, non sans rappeler « les formidables moments et les formidables succès » vécus avec le Danois. De fait, la personnalité des deux entraîneurs est franchement différente. Tandis qu'Henriksen marchait à l'énergie et au fracas, Fischer compte sur le calme et la réflexion.

Le premier précepte de ce dernier : les efforts défensifs. Pour lui, la compacité du bloc est une priorité absolue. En fermant les espaces, il entend donner de la sécurité à son équipe, à partir de laquelle elle peut ensuite apporter le danger chez l'adversaire. « Ça fonctionne très bien, et d'autant mieux que les joueurs qui nous ont rejoints s'adaptent parfaitement à cette façon de jouer », notait Stefan Bell, l'un des tauliers de l'effectif, au cœur de l'hiver. Par exemple Stefan Posch, prêté par Côme pour 200 000 €, qui a apporté un surcroît de stabilité dans le secteur défensif. Ou Phillip Tietz, le féroce attaquant arrivé d'Augsbourg début janvier contre une indemnité de 4 M€. Ou Sheraldo Becker, une vieille connaissance de Fischer à l'Union, prêté par Osasuna. Ou encore Silas Katompa Mvumpa, venu de Stuttgart moyennant 150 000 €. Las, le Congolais s'est gravement blessé au match aller à Olomouc. Opéré cette semaine, il a reçu un hommage appuyé de ses coéquipiers au cours du match à Brême, le week-end dernier, remporté 2-0 par le FSV. Un signe, parmi d'autres, de la cohésion du groupe cornaqué par Fischer.

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