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Analyse Football

Nicolai Remberg, le symbole de la robustesse hambourgeoise

Lortho

Arrivé de Kiel l'été dernier, le milieu défensif axial du HSV s'est imposé comme un élément essentiel au cœur du dispositif de Merlin Polzin.

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L'ancien joueur de Kiel assure la stabilité du milieu de terrain du HSV. © IMAGO / STEINSIEK.CH

Assonance et allitération oblige, les médias dégainent volontiers le surnom de “Rambo” à l'heure d'évoquer Nicolai Remberg. Jeu de mots un peu facile, qui l'accompagne d'ailleurs depuis l'adolescence, mais valable sur le fond : la saison dernière, avec Holstein Kiel, l'ancien joueur de Preussen Münster a disputé 32 rencontres de championnat. Les deux autres ? Manquées pour cause de suspension pour accumulation de cartons jaunes. Le surnom est d'autant moins usurpé que le bonhomme, généreux dans les duels et avide de kilomètres, n'est pas du genre à ménager ses efforts. « Grâce à son éthique de travail irréprochable et à sa volonté d'apprendre, Nicolai a progressé de façon constante au cours des dernières années et a gravi les échelons avec constance », décrivait le directeur sportif de l'époque, Stefan Kuntz, au moment du recrutement de Remberg, il y a six mois. « Son physique et sa résilience seront un atout pour notre équipe et notre jeu », prévoyait le champion d'Europe 1996. Qui ne s'était pas trompé.

Aujourd'hui, le natif de Rheine, aux confins des Pays-Bas, où il a joué jusqu'à ses 19 ans, est un élément incontournable du onze du HSV. Car il n'est plus seulement un “nettoyeur” aux tacles rageurs, il est devenu un garant de l'équilibre de l'équipe de Merlin Polzin. « Avec notre façon de jouer, il est extrêmement important », confirme le coach. Qui partage le temps de jeu d'Albert Sambi Lokonga et de Fabio Vieira autour de Remberg mais rechigne à se passer de ce dernier. Au point de faire du lobbying pour qu'il soit appelé en équipe nationale. « S'il continue à ce niveau... », susurre Polzin, sans terminer sa phrase. Du miel pour les supporters du grand club hanséatique, ravis de naviguer, cette saison, au-dessus de la ligne de flottaison qui menace souvent les promus. « En sélection, nous sommes incroyablement pourvus dans ce secteur de jeu », concède le jeune entraîneur hambourgeois, « il n'en reste pas moins que “Rambo” possède quelque chose qui n'est pas si fréquent. Encore quelques paliers à franchir et il prétendra au niveau international. » Qu'il a entrevu en arrachant de haute lutte un nul contre le Bayern, en janvier (2-2).

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Ici à la lutte avec Niklas Dorsch (à dr.), Remberg assure une grosse activité au milieu de terrain.

Monté de trois divisions en deux ans

C'est en toute connaissance de cause que Polzin a fait venir Remberg à Hambourg, conscient d'avoir besoin d'un profil de ce genre pour mener à bien la mission du maintien en Bundesliga. Intensité, robustesse, clarté dans les intentions : tout ce qui caractérise l'ancien joueur d'Holstein Kiel, avec lequel il était monté en première division en 2024. Dans la Hanse, Remberg est tout sauf un étranger : son grand-père, amoureux transi du HSV, n'en a pas cru ses oreilles, raconte le bi-hebdomadaire kicker, lorsque Nicolai lui a expliqué qu'il était transféré chez les Rothosen. Pas seulement par goût, mais parce que l'accession de son petit-fils au plus haut niveau du football national n'était pas une évidence au départ. Remberg n'a, en effet, jamais fréquenté de centre de formation. Il végétait en équipe réserve à Münster lorsque le club local, relégué de 3e division, a été contraint de commencer à puiser dans son réservoir.

Sorti du fond de la cuve, le joueur âgé de 25 ans désormais n'a cessé, depuis, de gravir les échelons. Monté en 3e division avec Münster, bondi en 2e division en signant à Kiel, monté en Bundesliga avec les Cigognes, il a avalé trois divisions en l'espace de deux ans ! Avec, à l'arrivée, un magnifique paradoxe : Hambourg retrouvant, l'été dernier, l'élite après sept ans d'abstinence, c'est lui qui a apporté à son nouveau club l'expérience de la Bundesliga ! Avec la promesse de ne plus encaisser les 80 buts de la saison 2024-2025, qui obligèrent Holstein Kiel à reprendre l'ascenseur. « Avec le HSV, je ressens plus de stabilité », concède-t-il volontiers aujourd'hui. Les 29 buts encaissés en 20 journées constituent effectivement un bilan moins hémorragique.

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Avec Luka Vuskovic à l'issue de la victoire à Heidenheim (2-0), le 7 février.

Revers sévères en son absence

Un bilan auquel il apporte, donc, un écot conséquent. Si le jeu du Hamburger Sport Verein est plus structuré que celui du Kiel 2024-2025, il le doit pour une bonne part à sa recrue. Remberg n'est pas, ou n'est plus, seulement un costaud. Son coach s'est aventuré une fois – c'était en novembre – à modifier son milieu de terrain, alignant Vieira et Sambi Lokonga dans ce secteur et décalant Remberg en défense. Il a pris une valise à Cologne (1-4). De même, quand “Rambo” était suspendu, en décembre à Sinsheim, le HSV a ramassé le même tarif contre le TSG (1-4). L'assiduité de Remberg au milieu est telle qu'en son absence, les crevasses sont béantes. « Je ne sais pas si je suis indispensable mais je fais mon boulot », lâche-t-il. « Il y a quelques années, je n'aurais pas rêvé de jouer en Bundesliga. Je me suis ouvert le chemin en travaillant très dur. J'ai fait beaucoup de rab », mesure-t-il. « L'envie de travailler fait partie de moi. » Avoir les pieds sur terre aussi. Une qualité précieuse pour tout footballeur.

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