À YB, Cédric Zesiger a le rôle qu'il cherchait
Cédric Zesiger est de retour à Young Boys et y a ramené une certaine solidité défensive. Dans un entretien accordé à Keystone-ATS, le Fribourgeois d'origine explique pourquoi YB avait besoin de lui – et pourquoi il avait besoin d'YB.
Au FC Augsbourg, le défenseur central n'avait encaissé aucun but lors de ses huit premiers matches de Bundesliga. Arrivé à Augsbourg en janvier 2025 en prêt de Wolfsburg, Zesiger s'était immédiatement imposé comme titulaire et avait été transféré définitivement au printemps de la même année.
Un an et demi plus tard, le joueur de 28 ans est de retour à Berne – et les chiffres rappellent déjà cette époque. Depuis son retour après une blessure à la cuisse contractée en août, YB n’a encaissé aucun but lors de ses trois derniers matches officiels.
"Mais je pense qu’il y a bien plus que ma contribution personnelle derrière cela", explique-t-il. Le fait que cette série coïncide avec son retour relève plutôt du hasard. Ce qui a été déterminant, c’est surtout le travail effectué pendant la trêve internationale, durant laquelle l’équipe s’est durement attelée à ses problèmes défensifs.
Des problèmes qui étaient évidents. Lors des neuf matches de championnat disputés avant la trêve, les Bernois avaient certes marqué 31 buts, mais en avaient également encaissé 18 – soit une moyenne de deux par match.
"Nous avons certes encaissé beaucoup de buts, mais nous n’avons jamais vraiment laissé l’adversaire dominer", souligne Zesiger. Mais désormais, les trop nombreuses erreurs individuelles ont été corrigées. "Chacun se donne à fond et est prêt à souffrir un peu. C’est ce qu’il faut pour être solide en défense."
Zesiger a connu la version dominante de Young Boys sur la scène nationale. En quatre saisons, il a disputé 140 matches dans la capitale, a été sacré champion en 2020, 2021 et 2023 et a remporté la Coupe en 2020 et 2023. Après avoir réalisé le doublé, il a rejoint Wolfsburg à l’été 2023, avant de devenir titulaire à Augsbourg. Au total, il a disputé 72 matches de Bundesliga.
Son retour en Super League après trois ans passés en Allemagne a été quelque peu surprenant – d’autant plus qu’il était encore sous contrat jusqu’en 2029. Zesiger n’y voit toutefois pas une régression. "Le rôle que je peux désormais endosser à YB est celui dont j’ai toujours rêvé." Un tel rôle de leader sur et en dehors du terrain est au moins aussi intéressant qu’une place en Bundesliga et sans doute plus exigeant, "car il ne s’agit pas seulement de jouer au football", explique-t-il.
Zesiger a suivi de loin les années blanches du club bernois. Sans celles-ci, il ne serait sans doute pas de retour aujourd’hui. "Si YB avait dominé ces dernières années, il n’aurait pas été nécessaire de faire revenir des joueurs comme moi", confie-t-il. Le club voulait et devait agir, et le défi ainsi que le rôle l’ont séduit.
Ses ambitions sont claires: avec YB, il veut retourner en Europe, retrouver les grands matches. Cette saison, les Bernois ne disputent que le championnat et la Coupe. Après onze journées, YB et le leader Lugano sont toujours invaincus – une première dans l’histoire de la Super League.
Huit matches sans encaisser de but, comme à l’époque à Augsbourg: est-ce également possible avec YB ? "Nous l’espérons bien sûr, mais ce n’est pas si facile à réitérer", souffle Zesiger. Si l'équipe reste invaincue tout en encaissant un but de temps en temps, ce n’est pas grave. Mais: "Chaque match sans encaisser de but n’est déjà pas une défaite." Et avec la puissance offensive dont dispose actuellement YB, la victoire serait presque assurée. La prochaine occasion de prolonger cette série se présentera dimanche contre Zurich.