Bundesliga, 31e journée : la preview
La qualification du VfB Stuttgart pour la finale de la Coupe d'Allemagne, ce jeudi, a pour conséquence l'accession automatique à une compétition européenne pour les sept premiers de Bundesliga. Ce qui, ajouté à la lutte pour le maintien qui concerne pas moins de huit formations, promet une sacrée empoignade sur tous les terrains de l'élite ce week-end !
Le match à suivre : Dortmund-Fribourg, l'Europe dans toutes les têtes
« Les Fribourgeois sont une équipe très expérimentée, qui sait quoi faire pour gagner », a estimé Niko Kovac, l'entraîneur du BvB, en conférence de presse de fin de semaine. Battu in extremis par Stuttgart ce jeudi en demi-finale de Coupe d'Allemagne (1-2 en prolongation), mais toujours en course en Coupe d'Europe, le SCF retrouve dimanche des Schwarzgelben cabossés par deux défaites consécutives (contre le Bayer, 0-1, puis contre le TSG, 1-2) mais qui auront l'avantage de la fraîcheur. Et une motivation toute trouvée : en cas de victoire, Dortmund sera assuré de terminer dans le quatuor de tête et donc de se qualifier d'ores et déjà pour la prochaine Ligue des champions. Les Breisgauer, eux, n'ont encore jamais remporté trois matches de championnat consécutifs cette saison mais viennent d'en gagner deux d'affilée (à Mayence puis contre Heidenheim), ce qui ne leur était pas encore arrivé dans cet exercice 2025-2026. Désormais devant Francfort à la 7e place, ils peuvent rêver de disputer une compétition européenne la saison prochaine tant par le championnat que par la Ligue Europa, où le titre leur assurerait même une place en Ligue des champions !
L'équipe à suivre : Leverkusen en chasse-patate
Sorti en demi-finale de DFB Pokal par le Bayern avant-hier, désormais éliminé de toutes les Coupes, battu à domicile par Augsbourg (1-2) la semaine dernière, le champion d'Allemagne 2024 doit faire le plein en Bundesliga pour espérer arracher la 4e place synonyme de qualification à la prochaine Ligue des champions. Le maintien à son poste de l'entraîneur danois Kasper Hjulmand est à ce prix, mais il n'est pas le seul à dépendre de la bonne carburation du Bayer en cette fin de saison : Le capitaine Robert Andrich, notamment, joue de son côté sa participation au Mondial avec la Mannschaft. Le derby, à Cologne, n'en revêt qu'une plus grande signification, d'autant que le Effzeh, de son côté, n'a pas encore mathématiquement assuré son maintien.
Le joueur à suivre : Jens Stage, homme-clef pour le maintien du Werder
Auteur de dix buts en 2025-2026, Jens Stage confirme cette saison son importance dans les résultats du Werder. Avec neuf réalisations depuis l'été dernier, il pointe à une unité d'un bilan à deux chiffres deux saisons consécutives, une performance que des légendes du club comme Johan Micoud, Andreas Herzog, Marco Bode, Tim Borowski ou Torsten Frings n'ont jamais réalisée. L'international danois, héros du derby et homme du match contre le HSV la semaine dernière avec un doublé, aura contre Stuttgart dimanche un rôle d'autant plus fondamental que Daniel Thioune déplore de nombreuses absences, parmi lesquelles Agu, Bittencourt, Grüll, Hein, Malatini, Topp et Weiser. « Jens est le cœur de l'équipe », a lâché Clemens Fritz, le directeur sportif du SVW, à la suite du succès contre Hambourg. Un Werder qui ne serait pas contre conserver son milieu de terrain à long terme.
L'entraîneur à suivre : Marie-Louise Eta, gros test à Leipzig
Défaite malheureuse, sur son terrain, par un Wolfsburg pourtant en pleine déconfiture, le week-end dernier (1-2), pour la première de son nouvel entraîneur Marie-Louise Eta, l'Union Berlin fait face à un énorme défi, ce samedi, à l'occasion de son court déplacement à Leipzig. Troisièmes, les Roten Bullen ont forcément l'ambition de se qualifier pour la prochaine Ligue des champions et peuvent même constituer une menace pour la 2e place occupée par un Dortmund vacillant. Dans ce contexte, la mission de la technicienne berlinoise est délicate, même si l'avance du FCU sur la place de barragiste (6 points) semble confortable. Triple championne d'Allemagne comme joueuse, Marie-Louise Eta doit montrer qu'au-delà d'un discours très positif face aux médias, elle peut transmettre à sa troupe son ADN de gagneuse.