Wawrinka: "J'ai besoin d'essayer de repousser mes limites"
Stan Wawrinka s'est confié à la presse samedi après-midi avant son entrée en lice dans le Geneva Open. "Je suis heureux d'être de retour à Genève, à la maison", glisse-t-il d'emblée.
Le Vaudois de 41 ans effectue un retour très attendu sur la terre battue du Parc des Eaux-Vives, sept ans après sa dernière apparition dans un tournoi qu'il a remporté à deux reprises (2016, 2017). Regrette-t-il d'avoir attendu si longtemps avant de revenir à Genève? "Il faut faire des choix", répond-il.
"Si je joue toujours aujourd'hui, c'est aussi car j'ai su faire les bons choix dans la planification de ma carrière et de mes saisons", souligne l'ex-no 3 mondial, pour qui il était cependant "important de disputer tous les tournois en Suisse à l'occasion de ma dernière année sur le circuit."
Les émotions sont présentes à chaque tournoi depuis le début de la saison. "C'est forcément spécial dans des tournois qu'on a disputés 10 ou 15 fois. A l'Open d'Australie, l'ambiance était exceptionnelle pour mes matches, le soutien du public aussi", sourit celui qui avait atteint le 3e tour du premier Majeur de l'année à Melbourne.
"Ce sera bien sûr spécial en Suisse, où j'ai toujours été énormément soutenu", poursuit-il. Plus spécial encore en Suisse romande qu'à Gstaad ou à Bâle ? "Il n'y a pas de différence selon moi au niveau du soutien dont je bénéficie dans toute la Suisse. Il y aura beaucoup d'émotions partout", précise-t-il.
Mais comment faire pour rester concentré sur son tennis, alors que les émotions sont immenses quasiment à chaque match ? "A la fin, les émotions sont là pendant les matches ou sur le dernier match du tournoi. Mais il y a énormément de temps entre chaque tournoi. C'est là qu'on essaie d'être le plus compétitif possible", glisse-t-il.
"C'est là qu'il faut se pousser, qu'il faut s'entraîner un maximum. Il faut maintenir ce niveau physique, ce niveau tennistique aussi. Je sais que je ne pourrais pas jouer si c'était juste pour faire de la figuration. J'ai besoin d'essayer de repousser mes limites", explique encore le triple vainqueur de Grand Chelem, pour qui "les défaites sont toujours aussi difficiles à encaisser."
"J'ai besoin de m'entraîner durement pour me sentir bien tennistiquement et physiquement. C'est la seule raison pour laquelle je continue encore cette année", lâche Stan Wawrinka, qui se dit "satisfait de mon début d'année en général. Je pense que dans l'ensemble, j'ai bien joué, j'ai un bon niveau."
Même si cette année est sa dernière sur le circuit, il ne veut pas se projeter jusqu'au tournoi de Bâle (26 octobre-1er novembre): "Une année, c'est long à mon âge. Je ne sais pas si Bâle sera mon dernier tournoi, ou si ce sera simplement mon dernier en Suisse. Mais dans ma vision, c'est là que je dirai au revoir au tennis."
Le Vaudois ne se concentre toutefois que sur le Geneva Open. Contraint de déclarer forfait avant son 2e tour de qualifications à Rome le 5 mai, le Vaudois affirme être prêt à en découdre au Parc des Eaux-Vives. "J'ai pu me soigner, aujourd'hui tout va bien tennistiquement et physiquement", glisse-t-il.
Stan Wawrinka assure que le manchon qu'il arbore au bras droit ne doit pas inquiéter ses supporters. "C'est l'usure, j'ai 41 ans", rigole le joueur de St-Barthélemy, à qui l'on a demandé quel héritage il pensait laisser à l'heure de ranger ses raquettes: "C'est à vous de répondre", sourit-il.
"Mon seul objectif de carrière, c'était de ne pas avoir de regrets à la fin, d'avoir tout donné en fonction de mes capacités. J'ai toujours donné mon maximum. J'ai toujours été honnête avec la presse, avec le public, j'ai toujours été moi-même. C'est là l'essentiel", conclut-il.