Manuel Neuer : « Bien possible que j'arrête »
De retour à l'entraînement avec le Bayern, ce mardi après-midi sur les bords du Tegernsee, le champion du monde 2014 a tracé la perspective d'une saison qui pourrait être sa dernière.
Manuel, comment as-tu digéré l'élimination précoce de l'équipe nationale au dernier Mondial ?
Ça n'a pas été facile. Nous aurions tous espéré faire mieux. Dans un tel cas, on ne profite pas autant des vacances que si nous étions allé aussi loin dans le tournoi que nous le souhaitions. Mais le sport, ce sont aussi ces moments-là.
Dans quel état d'esprit as-tu rechaussé les crampons ?
Je suis heureux de reprendre, heureux de repartir avec de nouveaux objectifs. Avec le club, nous pouvons en atteindre beaucoup.
Quels sont-ils ?
Tout ce que nous pourrons. La saison dernière, nous disions que chaque match qui se présentait était le plus important. Nous allons repartir sur les mêmes bases. Nous voulons battre tout le monde. Mais ce n'est pas forcément toujours simple, ça c'est clair, on a pu s'en rendre compte. Nous restons néanmoins sur une belle saison, d'après moi. Avec les joueurs que nous avons dans l'équipe, nous avons la possibilité de battre n'importe qui, d'aller chercher tous les titres. J'ai l'impression que les gars sont motivés pour aller chercher encore plus qu'en 2025-2026.
L'équipe a enregistré très tôt le renfort de deux recrues, Nathaniel Brown et Ismael Saibari. Comment juges-tu l'effectif en vue de la saison qui débute ?
Nous sommes fondamentalement super satisfaits. D'une part, il n'y a eu aucun départ dans le onze type, aucun départ qui affaiblisse l'équipe. D'autre part, les recrues vont amener de l'énergie, vont nous apporter quelque chose de plus. Nous espérons que l'effectif nous permette de traverser au mieux la saison et, en ce sens, avoir validé ces transferts est une réelle satisfaction.
À titre personnel, qu'est-ce qui te motive à l'aube de ta 21e saison professionnelle ?
Je prends plaisir, tout simplement. J'aurais arrêté dans 85% des cas, mais avec cette équipe, ce staff, nous avons encore une fois la possibilité de jouer tous les titres. Nous rivalisons avec les meilleurs. Ce sont ces éléments qui constituent les 15% qui m'ont amené à me dire : « Je dois continuer, c'est évident ! »
On a vu ton fils s'amuser au bord du terrain, à la fin de l'entraînement, avec la mascotte du club. En quoi le soutien familial joue-t-il un rôle ?
Je continue pour moi, et parce que je suis en mesure d'aider l'équipe à poursuivre ses objectifs, mais il est clair que ma famille et mes amis m'apportent tout leur soutien.
Appréhendes-tu cette saison comme ta dernière ?
Je ne joue pas le match qui vient en me disant que ce sera le dernier. Mais au gré des déplacements, je vais peut-être fréquenter tel ou tel stade pour la dernière fois. C'est bien possible que j'arrête.
Vous êtes-vous entendu, avec Jonas Urbig, au moment de ta prolongation de contrat, pour qu'il joue davantage de matches ?
Non, je pense que ça va se passer comme la saison dernière. Nous allons nous soutenir mutuellement. Avec “Ulle” (Sven Ulreich, le gardien n°3) et les jeunes, nous avons un bon groupe de gardiens. Ce qui est important, c'est que nous nous entraidions, que nous soyons dans l'émulation, que nous puissions donner le maximum, à ce poste, pour l'équipe. Et c'est ce qui va se passer.