Nathaniel Brown : « Montrer ce dont je suis capable »
Rare satisfaction de l'équipe nationale allemande au dernier Mondial, le latéral gauche international de 23 ans fait partie des recrues estivales du Bayern grâce à un profil flexible qui convient tout particulièrement aux desiderata de Vincent Kompany.
Nathaniel, tu es passé par le siège du Bayern avant de rejoindre le stage de préparation sur le Tegernsee ce mardi. Quelles sont tes premières impressions ?
Très, très bonnes. Je me réjouis énormément. Je connais la plupart de mes coéquipiers, et je vais petit à petit apprendre à connaître les autres.
Au poste de latéral gauche, avec Alphonso Davies, la concurrence est énorme. Où te vois-tu jouer ?
Je veux simplement montrer ce dont je suis capable. Je sais ce que je peux faire, je sais aussi ce que je ne sais pas encore faire. J'ai parlé avec le coach, il m'a montré ce que je dois encore améliorer, mais aussi ce que je fais déjà de bien. Nous avons parlé de tout, de la façon de jouer de l'équipe... Mon objectif, c'est de disputer le plus grand nombre de matches possible, d'aider l'équipe, et à l'arrivée, de décrocher des titres.
En tant que Bavarois de naissance, as-tu toujours eu pour objectif de jouer pour le plus grand club de la région ?
Évidemment que c'est quelque chose de spécial pour moi ! À Amberg (au nord-est de la Bavière), tout le monde est fan du Bayern, c'est dingue (il sourit) ! Évidemment qu'on a envie de jouer pour l'un des plus grands clubs du monde.
As-tu dormi dans des draps à l'effigie du Bayern, petit ?
Non, ça je n'ai pas fait (il rit) !
Quelles sont tes qualités ?
Ce n'est pas facile de parler de soi, mais disons que j'ai une bonne vitesse et le sens de l'espace. Ce que je dois encore un peu travailler, c'est le jeu de tête (il sourit), et la défense quand ça part dans la profondeur dans mon dos.
Quel genre de latéral es-tu ?
La saison dernière, j'ai énormément joué dans l'axe (par rapport aux courses de l'ailier) mais je peux aussi rester sur l'aile. Je m'adapte aux deux profils mais c'est vrai que je me sens très bien dans l'axe.
Qu'as-tu retenu de la saison compliquée de l'Eintracht ?
Elle n'a pas été facile, effectivement. À titre personnel, elle a été plutôt bonne, parce que j'ai pu participer à la Ligue des champions et me frotter aux meilleurs. Mais en tant qu'équipe, nous n'avons pas atteint nos objectifs. À la fin de la saison, surtout, ça n'a pas fonctionné. Mais on apprend de ça : quand ça ne tourne pas très rond, on fait front, on enchaîne, on ne baisse pas la tête. Il n'y a qu'en équipe qu'on s'en sort.
Quel regard portes-tu sur la nomination de Jürgen Klopp au poste de sélectionneur ?
J'espère apprendre à le connaître. La Coupe du monde ne s'est pas bien passée, tout le monde le sait, et on espère que les choses s'améliorent. Regardons vers l'avant, à présent.
Vincent Kompany a fait partie des meilleurs défenseurs de sa génération. Est-ce que cela se ressent à l'entraînement ?
Ah oui, ça se ressent ! Aujourd'hui, nous avons travaillé la défense à quatre, il était là, il nous a expliqué beaucoup de choses. C'est assez impressionnant.
Au Bayern, tu vas côtoyer des joueurs de classe mondiale. Qui t'impressionne le plus ?
La qualité de l'effectif est exceptionnelle. Regardez les joueurs offensifs : Michael (Olise), Lucho (Diaz), Harry (Kane), Jamal (Musiala)... C'est exceptionnel ! Et les autres aussi. L'effectif est tellement large... Il y a de la qualité chez chaque joueur.
En quoi la tournée asiatique (la première semaine d'août) présente-t-elle un intérêt ?
Pour moi, c'est très important, parce que j'ai besoin d'être chaque jour avec mes coéquipiers pour mieux les connaître. En plus, je ne suis encore jamais allé en Asie, je m'en réjouis donc d'autant plus. Mais l'objectif sera de travailler sur les aspects que nous avons à améliorer. Et moi, je donnerai le maximum.