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Red Bull a signé sa renaissance, mais "rien n'est jamais acquis"

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"Rien n'est jamais acquis" en F1". C'est le mantra de Laurent Mekies, directeur de l'écurie Red Bull, qui s'est prudemment réjoui dimanche à Singapour de la renaissance de la monoplace du Néerlandais Max Verstappen, double vainqueur en Asie, après un début de saison très difficile.

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2e victoire de suite pour Max Verstappen © Keystone

"Pas de magie, que des mauvaises surprises" en sport auto, avait aussi souligné auprès de l'AFP, avant la course nocturne dans la riche cité-État tropicale, le directeur technique de l'équipe, Pierre Waché, ingénieur français comme Mekies.

Leur écurie de Milton Keynes, au nord de Londres, construit son châssis et, depuis cette année, son moteur hybride, associée à Ford. Elle est aussi la filiale F1 aux moyens colossaux du géant austro-thaïlandais des boissons énergisantes.

Red Bull domine avec Mercedes depuis plus de 15 ans la catégorie reine du sport auto: six titres de champion du monde des constructeurs (2010-2013 et 2022-2023) et huit couronnes des pilotes pour l'Allemand Sebastian Vettel (2010-2013) et Max Verstappen (2021-2024). Le Néerlandais, l'un des mieux payés du paddock, a même failli être une cinquième fois champion l'an dernier sur le fil, battu pour deux points par le Britannique Lando Norris (McLaren).

Jusqu'à cet été cependant, mettre au point, piloter la Red Bull et monter sur le podium ont été un véritable chemin de croix pour l'équipe et ses deux pilotes, Verstappen et le jeune Français Isack Hadjar, venu de l'écurie "petite soeur" Racing Bulls. Mais "Mad Max" et Hadjar ont terminé 2e et 2e sur le circuit urbain de Bakou fin septembre, puis Verstappen l'a emporté le week-end dernier en Malaisie.

"Notre voiture a fait vraiment un joli bond en avant. Elle est plus pilotable et prévisible. Je voulais qu'on trouve cette dernière amélioration pour se battre aux avant-postes et j'espère qu'on conservera cet élan", a commenté Verstappen devant les médias, dans la nuit singapourienne de dimanche à lundi.

Certes, la tête du championnat est hors d'atteinte, car l'Italien de 20 ans, Kimi Antonelli (Mercedes), a 102 points d'avance sur son coéquipier britannique George Russell, à six courses de la fin. Mais Verstappen est dorénavant 4e du classement des pilotes, à 119 points d'Antonelli, et Pierre Waché a affirmé que "l'objectif" était de finir "P2" (deuxième position) du championnat des constructeurs, en doublant McLaren et Ferrari.

"La voiture devrait (continuer) d'être compétitive après ce qu'elle a montré lors des trois dernières courses" en Asie, a approuvé Laurent Mekies. Mais attention, "rien n'est jamais acquis", a-t-il averti, prenant pour exemples "les victoires consécutives de McLaren qui a ensuite souffert". L'écurie britannique, sacrée en 2024 et 2025, n'est que 3e cette année et le champion en titre Norris seulement 6e, malgré ses deux victoires cet été en Hongrie et aux Pays-Bas. "C'est une bataille à chaque course", a jugé Mekies.

Dans un entretien à l'AFP, avant les victoires de Verstappen au sprint et au GP de Singapour, Pierre Waché avait détaillé les "défis" et "améliorations" depuis cet hiver des monoplaces Red Bull: des innovations en termes de "poids, aérodynamiques et mécaniques". Pour autant, "la performance n'est jamais globale, mais relative par rapport aux autres (...) Et on n'a pas trouvé l'arme secrète ! Il n'y a pas de magie dans ce sport, il n'y a que des mauvaises surprises !", avait-il prévenu.

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