La 2e journée de Bundesliga au scanner
Le week-end allemand a réservé à ses fidèles toute une série de situations inédites : le Bayern, notamment, a perdu son fauteuil de leader pour la première fois depuis deux ans. Le petit poucet Elversberg, quant à lui, surfe sur l'euphorie de la montée et enregistre sa deuxième victoire en autant de rencontres !
Le fait du week-end : Le Bayern cède son trône, 67 journées après
Cela faisait deux ans sans interruption que le Rekordmeister n'avait plus cédé son fauteuil de leader. Le nul concédé au promu Schalke 04 (0-0) oblige le FCB à laisser filer en tête du classement les clubs à deux victoires – Augsbourg, Fribourg, Dortmund et Elversberg. Cela faisait neuf ans que les Königsblauen n'avaient pas pris un point contre le Bayern, qui restait sur douze victoires consécutives face au club de la Ruhr. Le tenant du titre, lui, n'avait pas terminé un match sans marquer de but depuis juillet 2025, soit 59 rencontres consécutives. Celle-ci était forcément un peu particulière pour Manuel Neuer, légende des deux clubs, qui disputait là son 547e match de Bundesliga – un score qui lui permet d'apparaître à la 5e place des joueurs ayant disputé le plus de rencontres dans l'élite allemande. Mais c'est surtout son homologue Loris Karius qui a brillé, ce week-end, dans les buts de Schalke.
Le match du week-end : La sensation Elversberg
Jamais un promu n'avait inscrit sept buts sur ses deux premiers matches de Bundesliga. Il faut remonter dix-huit ans en arrière pour retrouver un club qui enregistre deux victoires en deux matches à la suite de son accession à l'élite – le TSG, à l'époque. « J'ai beaucoup apprécié notre façon de jouer », a savouré Vincent Wagner, le coach du SVE, à l'issue du match. « C'était tout simplement une performance collective sensationnelle de la part de tout le monde. » Eugen Polanski, l'entraîneur de Mönchengladbach, trouve évidemment davantage à redire à son équipe. « Jusqu'au but du 3-1, nous pouvons souligner beaucoup de points positifs : l'énergie que nous avons déployée ici, à domicile, et la manière dont nous avons inscrit nos buts. Mais ensuite, nous avons commis énormément d'erreurs. C'est, pour moi, en partie inexplicable ; ce ne fut donc pas un bel après-midi de football pour nous. Nous encaissons trop de buts faciles et ne défendons pas avec toute la rigueur nécessaire. Ces trois points perdus font très mal. »
Le joueur du week-end : Facundo Medina, sacrée première
Recrue du Bayer, le défenseur argentin Facundo Medina se souviendra de sa première titularisation avec son nouveau club : Premier tir, premier but, première victoire (en l'occurrence 4-0 contre le FCU) ! L'ancien Marseillais, qui n'a pas laissé en Provence une trace indélébile, s'est dit « vraiment très heureux » de la tournure du match, qui s'est donc terminé sur sa première victoire de la saison en Bundesliga. « Honnêtement, je suis heureux pour l'équipe, pour le groupe et pour l'engagement dont nous avons fait preuve », a poursuivi le taulier de la sélection sud-américaine. « Il était important de gagner ici, à domicile. Nous devons nous y habituer. Maintenant, on continue. J'apprécie avant tout l'engagement, l'esprit de sacrifice et le dévouement. Nous formons vraiment un groupe. »
Le chiffre du week-end : Augsbourg, leader pour la première fois de son histoire
Auréolé de deux victoires et d'une différence de buts de +7, le FCA apparaît tout en haut du classement du championnat, ce qui n'était encore jamais arrivé aux Fuggerstädter. « Juste après le match, j'ai fait une capture d'écran du classement ; je vais probablement l'imprimer et l'afficher dans mon bureau, car ça doit vraiment rendre super bien », s'est enthousiasmé l'entraîneur du FCA, Manuel Baum, à la suite du match. Ses joueurs ont tiré profit de la déliquescence de l'Eintracht, sèchement battu chez lui (1-4) malgré le but de Jonathan Burkardt, fort désormais pour sa part d'un bilan de cinq buts face au club bavarois. Les sept buts d'Augsbourg ont été inscrits par sept buteurs différents, signe de la variété de leur offre offensive.
Le flop du week-end : L'effondrement du HSV
Jamais dans l'histoire de la Bundesliga le HSV n'avait affiché un bilan aussi catastrophique au bout de deux journées : aucun point, aucun but marqué, sept encaissés. Jamais, non plus, le club hanséatique n'a perdu plus lourdement à domicile en Bundesliga que ce week-end (0-5), égalant son record négatif de 1974 contre le Bayern. Hambourg n'avait jamais occupé la dernière place du classement depuis sa remontée en première division, comme c'est le cas à l'issue de ce week-end. « Nous avons fait un mauvais match et notre défaite est tout à fait méritée », a convenu l'entraîneur du HSV Merlin Polzin. « Cela fait mal. Il ne s'agit pas d'enjoliver la situation ni de chercher des excuses pour ce résultat et cette prestation. Nous devons analyser ce qui s'est passé – c'est ce que nous ferons – et tirer des leçons de moments comme celui d'aujourd'hui pour que cela ne se reproduise plus. » Mayence, de son côté, n'a jamais gagné plus largement qu'à l'issue de ce match.