La Supercoupe d'Allemagne au scanner
Comme l'an dernier (contre Stuttgart), le Bayern s'est imposé pour le premier match officiel de la saison de l'élite allemande, cette fois contre Dortmund (2-1). Si le Rekordmeister s'est montré supérieur, le BvB peut trouver dans cette Supercoupe quelques motifs d'espoirs.
L'homme du match : Michael Olise, passeur et buteur
Une passe décisive (sur l'ouverture du score de Brown) puis un but, Michael Olise a repris, comme s'il n'avait pas eu de vacances, son incroyable rythme de la saison précédente. Impliqué dans neuf frappes bavaroises, l'international français, qui n'a pas d'équivalent actuellement en Allemagne, a encore époustouflé les spectateurs, y compris dans un domaine où d'autres ont l'habitude de le devancer : la vitesse de pointe. Avec 33,29 km/h, le demi-finaliste du Mondial fut aussi l'un des hommes les plus rapides de la rencontre. Décidément insaisissable.
La recrue du match : Nathaniel Brown, déjà décisif
Premier match officiel avec le Bayern, premier but, première victoire : pour Nathaniel Brown, le bilan de la soirée dans la Ruhr est idyllique. L'ancien latéral de l'Eintracht, positionné axial derrière Harry Kane, a marqué dès sa première frappe. Son rôle dans la composition concoctée par Vincent Kompany a pu surprendre, dans un secteur où la concurrence est la plus féroce (Diaz, Olise, Gnabry, Saibari, Musiala et Karl peuvent tous évoluer derrière l'attaquant mais, pour cette Supercoupe, les deux derniers cités étaient absents). Et en optant pour le n°11 à son arrivée en Bavière, “Nene” Brown, surtout connu comme latéral ou piston gauche, a donné une indication claire sur ses intentions offensives.
Le joker du match : Fabio Silva, le remplaçant mystère
L'attaquant portugais de 24 ans a, comme de coutume, débuté la rencontre sur le banc. Mais c'est quand il est entré que le BvB a su se montrer réaliste, réduisant l'écart à 1-2 avec la complicité malheureuse d'Alphonso Davies, le Canadien détournant le ballon hors de portée de son gardien Manuel Neuer. Que son entraîneur Niko Kovac le cantonne à un rôle de doublure de Serhou Guirassy va finir par devenir un mystère tant Fabio Silva fait de différences lorsqu'il est autorisé à jouer.
Le chiffre du match : un Bayern tout neuf
Les Bavarois n'ont plus perdu à Dortmund depuis neuf rencontres (7 victoires, 2 nuls). Une performance qui montre que, même si les Jaune et Noir sont les principaux challengers du FCB, ils peinent à rivaliser tant sur le long terme que sur la durée d'une rencontre. Pourtant, le bilan entre les deux clubs en Supercoupe est plutôt équilibré : le BvB s'est imposé quatre fois, le Bayern six. L'écart est plus net en ce qui concerne les victoires dans cette compétition : les Bavarois l'ont gagnée douze fois, les Dortmunder six.
La décla du match : Kimmich, l'insatisfait
Le capitaine de l'équipe nationale allemande, compétiteur dans l'âme, n'a pas manqué, malgré la victoire, de trouver des motifs d'insatisfaction à l'issue de la rencontre. « Nous menons 2-0 à la mi-temps, mais il nous reste encore beaucoup de travail, notamment sur la manière de jouer », estimait l'ancien milieu de terrain du RB Leipzig à la fin du match. « Nous avons concédé trop d'occasions, surtout sur des centres ; nous devons nettement nous améliorer dans ce domaine. Le BVB a perdu des ballons bêtement, ce que nous aurions dû mieux exploiter. »