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Analyse Football

Waldemar Anton, l'autre pilier de la défense

Lortho

Sans faire grand bruit, le Germano-Ouzbek s'est imposé comme une pièce maîtresse du dispositif défensif de Niko Kovac à Dortmund. Avec des responsabilités en hausse.

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En amical contre le FC Tokyo, dans la capitale japonaise, le 1er août. © IMAGO / AFLOSPORT

Au cœur de la débâcle allemande au Mondial, où il a pris comme les autres sa part de responsabilité, Waldemar Anton n'a pas abandonné Jonathan Tah à sa détresse de tireur infortuné. L'élimination par le Paraguay consommée, l'arrière central de Dortmund est allé, parmi les premiers, réconforter son homologue du Bayern. Anton avait lui-même manqué une occasion de la tête dans les arrêts de jeu et légèrement bousculé le gardien adverse sur le but vainqueur des Allemands, à 2-1, finalement refusé pour cette raison. Malheureux, malchanceux, mais combatif et la tête haute.

Ces qualités de battant sont celles que Niko Kovac, l'entraîneur du BvB, a toujours particulièrement apprécié, comme joueur puis comme coach. Et c'est pourquoi Waldemar Anton, qui y ajoute une constance certaine, gagne inexorablement du crédit au fil du temps dans la Ruhr. Et endosse, imperceptiblement, le costume de leader. À sa façon. « Je ne suis pas quelqu'un qui tape du poing sur la table », expliquait-il cet hiver dans une interview au bi-hebdomadaire kicker. « Je dis les choses calmement, deux ou trois fois s'il le faut. Mais de manière directe. Et si ça ne marche pas au bout de la cinquième fois, oui, je peux hausser le ton. »

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Avec la Mannschaft, fin juin au Mondial.

Pas du genre à se plaindre

Défenseur central reconnu à Stuttgart, Anton a fait fructifier son savoir-faire souabe en deux saisons à Dortmund. Il n'a pas toujours disputé les matches dans leur totalité, a connu des phases moins prolifiques, mais n'a jamais baissé d'intensité dans le travail quotidien à l'entraînement. Son importance dans le vestiaire ne s'est, ainsi, jamais démentie. Le natif d'Olmaliq, au sud de Tachkent, n'est pas du genre à se plaindre. Plutôt du genre à rester concentré sur la tâche. Avec cet état d'esprit, il s'est finalement et durablement installé dans le onze titulaire. Avec une position préférentielle : au centre de la défense à trois, que Kovac prévoit d'utiliser cette saison encore. Le BvB récolte 2,24 points de moyenne lorsqu'il occupe ce poste, contre moins de deux dans tout autre cas.

Pas étonnant, dès lors, que les dirigeants des Jaune et Noir veuillent prolonger et revaloriser le contrat de leur taulier de 29 ans, qui court jusqu'en 2028. Eu égard à son statut, les 5,5 M€ de salaire annuel d'Anton sont en effet devenus une incongruité dans la hiérarchie du club. Surtout que des écuries d'envergure internationale, tel Manchester United, n'ont pas manqué de remarquer sa valeur et s'intéressent au bonhomme. Mais ce dernier entend plutôt poursuivre son parcours dans la Ruhr, où son expérience et sa qualité de relance seront concrètement indispensables dès la reprise, contre le Bayern le 22 en Supercoupe puis contre Hambourg une semaine plus tard pour le début du championnat, en raison de l'absence jusqu'en septembre du vice-capitaine Nico Schlotterbeck, blessé au Mondial, de même que de celle du capitaine Emre Can, qui devrait lui aussi revenir à l'automne. En attendant, Anton a pris le brassard cet été. Naturellement.

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